Je suis « dysthymique » (entre autres merveilleuses choses)

J’ai appris que j’étais dysthymique. Je ne l’ai pas appris par un psy (pourtant, Dieu sait que j’en ai consultés!) mais en faisant des recherches personnelles. Je me suis toujours refusée à prendre des anti-dépresseurs (mis à part le Millepertuis, calmant naturel), ayant vécue avec un mère bipolaire soignée aux antidépresseurs MAIS constamment amorphe, au lit, sans parler de mon père, toujours dépressif malgré ses années de thérapie et de médocs  (merci l’hérédité: il aurait été étonnant que je n’ai pas de troubles de l’humeur avec mes antécédents parentaux. M’enfin, il parait que l’âme choisit sa famille alors…).C’est peut être pour cela que je n’ai pas cherché à obtenir le diagnostic d’un psychiatre.

Quoiqu’il en soit, c’est confirmé par ma psy actuelle, qui refuse de me mettre une étiquette mais admet que je vis depuis toujours avec un « fond dépressif » que l’on peut qualifier de dysthymie.

La dysthymie est un trouble de l’humeur, au même titre que la cyclothymie (qui voit se succéder très rapidement de courtes périodes d’humeur positives  et négative, ou encore la bipolarité (alternance d’exaltations et de dépressions…) ou tout simplement la fameuse dépression.

Bienvenus dans la joyeuse famille des troubles de l’humeur!

Alors, ma « chance », c’est que mon humeur reste relativement constante (sauf que c’est une constante en mode négatif) et que ma négativité n’est pas extrêmement forte.  Petit shéma:

Pourtant, imaginez-vous vivre pendant une dizaine d’années avec des pensées constamment négatives qui parfois vous paralysent, vous voyez un peu le calvaire?

C’est pour ça que, bien que cette maladie semble bénigne, elle peut conduire à des suicides. D’autant plus qu’elle est rarement diagnostiquée.  Ceux qui vivent avec y sont généralement habitués depuis l’enfance ou l’adolescence…. et ne conçoivent même pas qu’il est possible de vivre autrement….

Si toi aussi, ami lecteur, ami chercheur, ami avide de mieux-être, tu penses être dysthymique, sache que l’aide d’un thérapeute pourra te permettre de t’éloigner petit à petit de cette maladie. Elle nait souvent d’une enfance en souffrance et ne fait pas partie de nous, bien qu’elle nous accompagne depuis lors.

10 commentaires

  1. salut Lulu,
    merci pour ton commentaire et désolée de ne te répondre que 5 mois après! je crois que le passage psy est obligé pour nous et que ne pas être « pris en charge » peut etre dangereux…. j’espère que tu ne vas pas trop mal. En tout cas, je te souhaite avant tout de t’en sortir.

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  2. bonjour,
    Je lis vos messages car j’ai mon fils de bientôt 20 ans, qui vit cette situation, je me sens désemparée. ça fait longtemps que je sens son mal-être, depuis l’enfance, j’en ai parlé mainte et mainte fois, à des médecins, j’ai rencontré un psy avec lui lorsqu’il avait 7 ans, au bout de quelques séances, la psy m’a rassurée en me disant qu’il allait prendre confiance en lui avec l’age, qu’il était plutôt renfermé, mais que c’est comme çà qu’il est, qu’il fallait l’encourager à participer à des activités avec les autres, ceux que j’ai fait (centre aéré, sport ..), j’avais l’impression de l’emmener au bagne, il continuait à s’isoler, à subir, sans savoir exprimer ce qu’il n’aimait ou le déranger, j’ai laissé donc le choix à mon fils de décider, pour arrêter sa souffrance qui m’insuporter, et en résumé, il passait ses vacances seul dans sa chambre à jouer aux jeux vidéo, pas une solution soit mais que faire !! Je culpabilise énormément de ne pas avoir insister pour qu’il suive une thérapie plus tôt, mais j’avais toujours l’impression de le forcer à tout, même sortir, rencontrer des gens, il me demandait de le laisser tranquille et de respecter son choix de rester seul. Maintenant, j’ai réussi à lui faire prendre conscience de son mal être, et il a décidé de suivre une thérapie, il a rencontré un 1er psy, qui ne la pas convaincu, sur conseil de mon médecin traitant, il attend un autre rendez vous. j’y mets beaucoup d’espoir, il a réussi son bac, son permis, son entrée en alternance en BTS, mais sans en ressentir la moindre satisfaction, il a une très mauvaise estime de lui, il pense qu’il n’y arrivera jamais, il a peu d’amis, car il se sent persécuter, la moindre blague est une agression, il fuit. il ne s’intègre toujours pas dans les groupes.
    j’ai si mal pour lui que çà me bouffe, j’aimerai tellement le voir s’épanouir, se lacher, juste être heureux. J’écris sur votre site car je cherche de l’espoir pour l’aider à vivre et plus survivre.
    une maman desemparée

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  3. Bonjour ! Comme les autres commentaires, je me retrouve dans votre histoire… Pour moi pas d’anti depresseurs j’ai tellement vu mes parents et ma soeur se bousiller avec tout ca que je les ai en horreur… j’essaie régulièrement tous les remèdes naturels que je peux trouver sur internet…les méthodes zen etc…(en ce moment je regarde les effets du SAM-e vous connaissez?) Mon compagnon ne comprend pas ce que je ressens meme s’il fait preuve d’une patience exemplaire, mais ce qui m’inquiete le plus c’est pour mon fils… je veux absolument briser ce cercle pour ne pas le faire rentrer dedans et je suis complétement perdue….
    Ou en etes vous de votre coté??
    Magli

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    • Qu’est ce que le SAM-e?
      De mon côté, je me suis battue pour améliorer mon environnement mais le « mal de l’esprit » est toujours là. Au fond, j’en viens à penser que quelque soient les challenges durs ou moins durs, mon niveau de vie et ma qualité de vie, je crois que mon esprit trouvera toujours de quoi me gâcher la vie. Actuellement, je vis une période plus difficile car je cumule un emploi et le travail personnel sur mon temps libre pour passer un concours. Stress, pression, angoisse, frustration, dégout de mon présent…J’en suis à me rendre la vie impossible. J’ai cherché des échappatoires. Il n’y en a pas. J’en suis venue à la conclusion que tout ce que je peux faire c’est TRAVAILLER SUR MON ESPRIT. Travailler et ressentir ce qu’il y a de bon et de positif en moi et dans ma vie. Je crois que c’est la clef. Se sentir positif quoiqu’il arrive. Comment y arriver? j’ai l’impression qu’il s’agit de s’auto-conditionner. Se forcer chaque jour à être positif. Se répéter des phrases positives, encourageantes, gratifiantes, valorisantes, reconnaissantes. C’est comme s’il fallait « switcher » : passer d’un état d’esprit naturellement négatif à un état d’esprit positif. Se forcer à être heureux, ca a l’air complètement absurde dit comme ca mais vous me demandiez où j’en étais….

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  4. Bonjour,
    J’ai l’impression que je suis dysthymique…. je ne sais pas…. Est-ce que l’évitement des gens fait partie des symptômes ? Est-ce que toute une famille peut être dysthymique ? Parents et fratrie ?

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    • Bonjour, je pense que mon père est lui même dysthimique. Il me semble qu’il peut y avoir une interpenetration des morbidites au sein de la cellule familiale.ce n’est que mon expérience….je dirais aussi que ce trouble conduit nécessairement a un certain evitement social. Es tu ainsi depuis toujours ? Bon courage en tout cas….

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  5. Merci pour ta réponse. Oui, je suis ainsi depuis toujours…. je ne sais pas si je suis dysthimique mais depuis toujours je suis malheureuse et je cherche quel peut bien être ce mal-être et j’espère de psy en psy que quelqu’un me dise « mais oui voilà ce que vous avez ». Mes frères et soeurs sont pareils je pense mais personne ne parle de ça. On fait semblant comme on peut. Je ne sais pas vers quel type de psy me tourner. Des conseils ?

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    • Malheureusement je n’ai jamais trouvé de psy qui m’ait véritablement aidé ! Je sais que je vais mieux depuis que je ne fréquente plus ma famille que j’ai fait mes propres rencontres mes propres relations. Depuis qu’ils n’interfèrent plus avec mes choix (et je parle là d’une interférence inconsciente)… Mais c’est très personnel évidemment … Non je n’ai pas de conseils mais un souhait : j’espère que tu trouveras le chemin pour te sortir de la dysthimie. !

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