Vaincre sa phobie sociale

Il faut accepter le fait que l’on s’en sort pas à pas, même lorsque ces pas sont tous petits et qu’on a le sentiment d’être à 10 000 lieux du bien-être. Il y a quelques semaines, j’étais très vulnérable psychologiquement, à tel point que mes angoisses sont remontées de plein fouet et je me suis sentie au fond du gouffre. Je pensais que je ne pourrais jamais m’en sortir. Pourtant, j’ai fait un pas. Petit, certes, mais il en a amené d’autres.

Voici ce que je vivais à ce moment là, lorsque je ne voyais pas le bout du tunnel:

« J’aimerais tant être normale. Je n’en peux plus de mes « absences ». Ne pas pouvoir être là pour ceux que j’aime, m’inquiéter avant chaque nouveau contact humain….Depuis plusieurs jours, mon ami m’a proposé de sortir avec son groupe d’amis et je suis toujours incapable de répondre à la question qu’il me pose: « tu seras avec nous ou pas? »

L’idée de participer à un moment au sein d’un groupe est un cauchemar: »‘ils se connaissent tous déjà, et moi je ne connais personne », « ils vont partager une complicité dont je serai exclue », « je vais me sentir exclue du groupe, donc inexistante et je vais avoir envie de mourir ». « Non, mieux vaut ne pas y participer ». « Mieux vaut que je fasse la morte ce jour là comme ça il m’oublie et il peut profiter tranquillement de ses amis ». 

« Mais quel type de personne suis je donc si je fais la morte parce que j’ai trop peur de me mêler aux autres? Je suis une enfant lâche, je suis méprisable. Je ne vais quand même pas m’exiler à cause d’autres personnes? Et puis, c’est sûr qu’en mon absence, ils vont tous réaliser à quel point je suis inexistante.« 

C’était un enfer intérieur.

J’ai écouté la voix qui me demandait de m’effacer. J’ai fait la morte et les ai laissé s’amuser. Ils étaient mieux sans moi sans doute…. Evidemment, cette décision me laissait triste et malheureuse. Mon ami de l’époque ne m’a évidemment pas comprise.

Lorsque l’occasion s’est représentée, il m’a supplié de venir……Mais je ne pouvais pas, j’ai fini par me fâcher, pleurer, le frapper même faisant sortir une colère dont je n’avais pas conscience. D’où venait cette colère ? Je ne le sais toujours pas. Pourquoi était ce si difficile pour moi d’accepter de faire partie du groupe? Je ne le comprends toujours pas. 

Dans ma crise, je l’ai blessé et j’ai réalisé qu’il comptait plus pour moi que mes angoisses. La fois suivante, j’ai donc accepté de rester. Et, …. tout s’est bien passé…. Personne ne m’a mangée, personne ne m’a agressée. Bref, il ne s’est rien passé qui aurait pu justifier une telle peur de la rencontre ! A ce moment là, j’ai réussi à me prouvé que je n’étais pas en danger. 

Ce jour là, j’ai gagné sur ma peur, même si la bataille pour comprendre les causes et les mécanisme de cette peur continue.

Ce face à face avec l’angoisse, c’est tous les jours qu’il se fait pour que petit à petit, les souvenirs négatifs s’estompent et que la crainte diminue.

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